25e Anniversaire du Patro de Saive
(Version intégrale de la brochure publiée en 1985)

 

    1. Introduction

2. Histoire

*       1959

*       1960

*       1961

*       1962

*       1963

*       1964

*       1965

*       1966

*       1967

*       1968

*       1969

*       1970

*       1971

*       1972

*       1973

*       1974

*       1975

*       1976

*       1977

*       1978

*       1979

*       1980

*       1981

*       1982

*       1983

*       1984

*       1985


 

3. Conclusion par feu l’Abbé Renier

 4. Informations complémentaires concernant le document

 

 

Introduction

 

Nous voudrions, en guise d'introduction, remercier toutes les personnes qui nous ont permis de faire redécouvrir par le texte, ces
25 années d'animation patro au sein de la paroisse.

Merci à Mme Belboom pour les documents photographiques; merci à Mr Denis sans qui la confection de cette brochure n'eut été possible et merci aussi à Mr Leboulle pour la dactylographie des textes. Merci également à tous ceux qui par leur mémoire, ont réussi à retracer ce cheminement long d'un quart de siècle.

Espérons enfin que ce petit ouvrage servira à relancer, si nécessaire, la volonté des plus jeunes de poursuivre le travail et de montrer ainsi aux aînés que leurs efforts pour maintenir un mouvement de jeunesse à Saive ne furent pas consentis en vain.

 

Les anciens

 

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Histoire

 

Notre récit débute en 1959.

L'abbé Knubben était alors curé de la paroisse et le seul groupement de jeunes existant à Saive s'appelait la J.O.C. (Jeunesse Ouvrière Chrétienne.)

 

Ce mouvement à l’engagement bien défini, proposait une réflexion sociale aux jeunes travailleurs et ses activités plus ou moins régulières se limitaient en des retraites, des journées d'études, etc.

Sur l'incitation du "Grand Père", le vicaire de l'époque, Don Publichuizen, quelques jeunes décidèrent de créer leur propre mouvement qui serait ouvert en particulier aux enfants et aux adolescents.

 

Avec l'aide de Joseph Humblet, ancien membre du patro d'Alleur, ils fondèrent le patro Saint Pierre. C'est ainsi que dés le second semestre de 1959, un premier noyau de patronnés se forma.

 

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Première reconnaissance officielle: la première affiliation du mouvement à 1a F.N.P. (Fédération Nationa1e des Patros) en 1960. Dans la foulée, un patro de filles se créera cette même année.

A peine sorti de sa coquille, notre nouveau-né connut sa première rentrée de fonds grâce à la vente de bouteilles vides qui encombraient les locaux mis à sa disposition par la Fabrique d'Église.(Ce sont toujours les locaux actuels.) C'est donc en nettoyant ces pièces, que nos valeureux pionniers découvrirent ce qui allait ouvrir pour la première fois la caisse du patro.

 

Durant les premières années, l'activité dominicale du mouvement sera partagée entre quelques grands jeux dans la prairie jouxtant le Presbytère et le bois du Mousset. Ceci avant ou après les vêpres quand les patronnés n'en étaient pas exemptés.

 

Les rassemblements avec d'autres Patros étaient fréquents, que ce soit à Queue du Bois, Oupeye ou la Basse Meuse.

 

Le "Grand père" vicaire dominical mais aussi Père économe de l'Abbaye du Bouhay (ce qui n’étaient pas sans importance pour notre jeune mouvement) était de chacun de nos voyages.

 

C'est au travers de ces différents rassemblements ainsi que pendant les séances de formation organisées par la fédération, que la toute jeune équipe d'animation trouva les moyens pour organiser le premier camp à LA REID, prés de Spa, où le groupe se composait déjà d'une quarantaine de gars.

 

Une ambiance extraordinaire régna durant ce camp, chacun allant de découvertes en découvertes avec deux évènements majeurs: un jeu de nuit, où celui qui avait monté le scénario fût pris à son propre piége, et la journée d'accueil des parents avec le succès des jeux populaires, sans oublier l'épisode de la viande du repas restée un instant sur la route de Spa, suite à un accident de roulage.

 

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Le second camp eut lieu à SART-LEZ­SPA en 1961. Il fut marqué notamment par une balade en Fagnes de 40 Kms, pleine d'imprévus dont la pluie ne fut pas le moindre.

 

Cette activité programmée de longue date, fut entreprise malgré le mauvais temps qui persistait. Il s'agissait de suivre la Hoëgne et de remonter jusqu'à la Baraque Michel. Ce projet, déjà fort audacieux, se compliquait davantage par la présence des benjamins (la section des 6 à 9 ans.) La nuit vint plus vite que prévu et les patronnés se retrouvèrent bloqués du mauvais côté du ruisseau sans pont pour le franchir. Pour tenter de s'orienter, la plupart des gars allumaient tous les bouts de papier qu'ils trouvaient et un animateur faillit même brûler sa carte d'identité.

 

En dernier recours, il fut décidé de traverser la Hoëgne à même le cours d'eau et vers 21 h, le groupe rentrait au camp sain et sauf. Un superbe repas les y attendait, devant lequel chacun put échanger au sec ses impressions sur cette périlleuse aventure.

 

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L'année suivante, ce fut le camp de WALK 62, prés de Robertville.

Grand succès lors du feu de camp, qui illumina la place du village et auquel les habitants mais aussi d'autres mouvements de jeunesse participèrent, de même que des étudiants de Mouscron.

Mr Belboom et ses fils

 

Notre patro s'étoffait d'année en année mais il était déjà difficile de trouver un encadrement stable. L'année 1962 vit l'arrivée comme animateurs de Jean-Marie Leemans, Dany Huynen et Francis Michel.

 

Autre difficulté:

 

·        avoir des activités spécifiques pour les plus grands.

 

C'est justement pour essayer de rencontrer ces préoccupations, qu'un camp sous tentes s'organisa à Lillé-Sprimont pour les Conquérants (la section des 12 à 15 ans), avec déplacement en vélo. Les courageux furent au nombre d'une dizaine; mais le vent, la pluie et l'inexpérience obligèrent assez rapidement tout ce petit monde à se réfugier dans une grange voisine.

 

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En 1963, le camp fera étape à AUBIN-NEUFCHATEAU, pas très loin de Saive.

C'est ce qui incitera un des patronnés à rentrer chez lui, estimant que les animateurs étaient trop exigeants à son égard. Il quittera ainsi prématurément le groupe mais l'aumônier, après une rencontre avec lui et ses parents, le sut convaincre de rejoindre ses condisciples et de terminer les dix jours.

Groupe des garçons en 1963

 

Geste inhabituel: l'Abbé Malherbe vint rendre une petite visite aux patronnés durant ce camp. Geste inhabituel, mais combien encourageant.

 

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Tout comme l'année précédente, le rendez-vous annuel 1964 sera fixé non loin de notre village, à HEVREUMONT, à deux pas de Verviers. Nous y verrons les débuts dans la difficile mais combien enrichissante fonction d'animateur de Christian Legrand, Charly Guns mais surtout de Julien Mossay.

 

A noter que ce sera le dernier camp' du "Grand-père" Don Publichuizen, qui après avoir largement contribué à la naissance puis au développement du patro, se retirera pour céder sa place à Louis Vanspauwen, le nouvel aumônier.

 

Un autre changement interviendra également durant cette période au niveau des rassemblements hebdomadaires. Ils se dérouleront désormais le samedi après-midi en remplacement du dimanche.

 

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L'année 1965 va perpétrer le même esprit d'évolution et de renouvellement.

Après notre ancien vicaire, c'est au tour de Léon Malmédy de céder sa place à Charly Le Roux avant de partir pour WALK.

 

Cette nouvelle étape estivale aura pour cadre, une ancienne ferme à l'écart du petit village niché sur les hauteurs du lac de Robertville. Ce lac deviendra bien sûr, l'une des attractions majeures de ces dix jours.

Une autre de celles-ci sera la rencontre de Patros flamands appelés "Chiro" qui avaient établis leurs camps à proximité.

 

A noter lors de ce camp, l'ambiance exceptionnelle qui enflammait les réunions de fin de journée et ce principalement grâce à l'esprit farceur de notre aumônier, le jeune abbé Vanspauwen, tout droit sorti du Limbourg.

 

Une ambiance à laquelle contribuèrent grandement les indispensables cuisinières (notamment Mmes Belboom, Deaujean et par la suite Mme Leemans), qui par leur savoir faire et leur dynamisme à l'ouvrage, feront de chaque camp une réussite.

 

Les cuistots de Walk 1965( Mmes Belboom et Deaujean)

 

Peu de temps après, le mouvement va être impliqué, bien malgré lui, dans un projet de fusion pure et simple avec la paroisse de Queue- du-Bois. Ce rattachement voulu par le curé de Saive, sans l'intervention de nos animateurs (Charly Le Roux, Charly Guns et Julien), aurait précipité le patro vers une fin sans autre issue. Nous en voulons pour preuve que le patro des filles accepta ce rattachement et disparut corps et âmes, quelques temps plus tard.

 

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En 1966, c'est au tour d'ELSENBORN d’accueillir les patronnés, dans une petite construction isolée en pleine campagne. Seul voisin assez bruyant cependant, la base militaire. Le long de cette maison, une route en béton qui permit, un jour lors d'un repas, à tous les gars de voir défiler sous les fenêtres du gîte, une colonne de chars dans un bruit d'enfer. Ce qui ne manqua pas d'en impressionner plus d'un. Cet éloignement du camp transforma également en "pèlerinage" chaque déplacement pour aller assister à la messe, Seule exception, la grand-messe célébrée dans le gîte même qui clôtura la journée de visite des parents.

 

Des patronnés en pleine activités

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Retour à la HEID en 1967, pour la seconde fois. Même endroit, même ambiance mais avec de nouveaux animateurs et quelques années d'expérience derrière soi. Ces "nouvelles recrues" avaient pour noms, Jean-Paul Degreef, dont il n'était pas conseillé de marcher sur les pieds et Paul Belboom, qui s'endormira chaque nuit en tenue de pompier, prêt à intervenir... Un nouvel aumônier aussi, Charles Sohier, qui se fera connaître lors d'une séance à Saive, en dédiant la chanson fétiche du moment "As-tu vu la vache", aux habituels chambardeurs du balcon.

 

 

Ces nouveaux ajoutés aux anciens, ne manqueront jamais le soir, de faire marcher les affaires du bistrot du village "le café de l'Europe" où ils mettront sur pieds durant leurs réunions, un jeu de piste mémorable qui se terminera au mémorial des Maquisards situé sur les hauteurs de la localité.      

Durant ce camp, sera réalisée une des plus belles cabanes que le patro ait construite ainsi que le magnifique montage dias sur une journée de camp réalisé par Mr Ory.

 

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LA GLEIZE en 1968, ne restera pas dans les mémoires comme un grand camp. Pas mal de problèmes se poseront et l'un des moindres ne sera pas l'endroit de camp lui-même. Une petite maison étroite en bordure d'une dangereuse courbe de la route à grande circulation "Coo-Remouchamps" et son terrain de jeu très exigu lui aussi qui n'était pas très adapté à une telle activité.

De plus, par quel mauvais hasard, ce camp sera marqué par deux accidents graves dont ne seront pourtant pas impliqués les patronnés.

 

L’endroit de camp à la Gleize

 

Le plus saisissant pour les gars, aura lieu durant un jeu de nuit, sur le fameux char "Tigre" du centre du village. Un enfant d'un autre groupe se sectionnera un doigt et l'on tentera de le soigner le temps de l'arrivée du médecin.

Mais l'activité positive que l'on retiendra quand mime de ces dix jours agités, sera la grande ballade à Coo et les péripéties de son retour (Navette organisée en voiture pour ramener les plus fatigués.)

 

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Contrastant avec le précédent, le camp de SART-LEZ-SPA en 1969 fut plus agréable et mieux préparé. Il. vit les débuts de Georges Leemans comme animateur Benja et Mr Ory, jusqu'alors assistant adulte, va y prendre de plus en plus de responsabilités.

Comme l'année précédente, la chose la plus marquante se passera durant le jeu de nuit. Arrivés en bordure des bois, les patronnés furent avertis par Julien que Jean-Paul avait disparu et qu'il allait falloir fouiller les environs pour le retrouver. Peu de temps plus tard, ils aperçurent Jean-Paul gisant sur le sol, blessé aux jambes. Avec un brancard de fortune, ils ramenèrent le pauvre au camp pour découvrir avec stupeur, lorsque celui-ci se releva brusquement, que notre éclopé avait monté, avec Julien, cette farce de toutes pièces. Il va s'en dire que tout le monde ne l'apprécia pas de la même façon.

 

 Le camp de Sart-Lez-Spa

 

Ce camp se termina comme de coutume, par un grand feu à la lisière des bois, assez exceptionnel par sa dimension.

Mais quelque chose commençait à changer au patro. Depuis ses débuts, le mouvement avait progressivement acquis de plus en plus de maturité pour réellement "éclater" durant cette fin des "golden sixties" et le commencement des années septante.

Cette mutation va se concrétiser par une foule de nouvelles activités et surtout par un développement des effectifs. Peu étrangère à tout cela, l'équipe d'animation va être complètement renouvelée. Le départ de Charly et de Paul puis de Jean-Paul sera suivi par l'arrivée de Claudy mutation, Hubert Bierset, Jean-Marie Noulet et Dominique Magnette. Quand à Julien, il cédera sa place de président quelques temps plus tard à Mr Ory, non sans avoir marqué, une dernière fois de sa présence le mouvement comme il l'avait fait durant les dix précédentes années.

Dorénavant, les activités vont se succéder à un train d'enfer. Ce sera chaque année, les fameuses séances, véritables petits chefs-d'oeuvre haut en couleur qui demandaient des mois de préparation. Parmi les meilleures réalisations: Pierre et le Loup, Astérix, le montage d'un feu de camp, les nombreuses pièces jouées par les aînés et les jeux avec les parents.

 

Nous retiendrons également de cette époque, les nombreuses excursions. Notamment celle de Bruxelles qui comprenait entre autre la visite du musée de l'Armée et de L'Atomnium. Celle du Zoo d'Anvers ou celle de l'Île Monsin. Sans oublier les habituelles ballades en Fagne et leurs imprévus.

Le cross de Theux fut aussi pendant deux ans un rendez-vous nouveau avec le sport cette fois, où d'ailleurs, nous fûmes souvent à l'honneur. Enfin, pour les petits, l'activité reine sera le théâtre des marionnettes Liégeoises, le dimanche matin, en compagnie de Tchanchès et sa troupe.

 

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Mais revenons à notre chronologie.

Nous sommes maintenant en 1970. Le patro va partir en week-end durant les vacances de Pâques. Le but du voyage: la côte Belge. Il va permettre ainsi, à certains de découvrir pour la première fois la mer.

 

Peu de temps après, nouvelle première. Le Patro, pour établir son camp annuel, quitte la province de Liége pour le Limbourg. HOUTHALEN 70 sera donc notre nouveau port d'attache, rythmé par les fréquents passages d'avions de chasse basse altitude et principalement lors des rassemblements. Certains gars auront même la "chance" de les voir de plus près encore, en traversant involontairement un champ de manoeuvres de l'armée.

Lors de la visite des parents, se jouera un terrible match de volley-ball qui opposait les parents aux patronnés. Malheureusement, personne ne se souvient du résultat.

 

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L'année 1971 poursuivra le mouvement entamé depuis peu, en voyant le nombre de membres monter vers des sommets jamais plus approchés.

A cette époque, il n'y avait pas moins de vingt benjamins, autant de chevaliers et une quinzaine de conquérants. Avec l'équipe d'animation, cela faisait, en permanence, une soixantaine de patronnés.

Il faut dire que la moitié des gars venait de Bellaire. A tel point qu'il fut question un moment, de fonder un patro là-bas. Ce projet ne vit cependant jamais le jour.


Le camp de Werbomont

 

Durant cette année, vint se poser pourtant un nouveau et crucial problème. L'accroissement des effectifs avait contrasté avec la défection des animateurs, au point que l'on dût faire appel à la Régionale des Patros de Liège pour obtenir de l'aide. Elle vint en la personne de Joseph Jaspar du patro de Robermont, qui reprit en mains et bien en mains la section chevaliers.

Avec Jean-Marie Noulet et Mr Ory, ils établirent un nouveau record en s'occupant en permanence, de plus de vingt gars par dirigeant!

 

En avril, tout ce beau monde se retrouvera à Eupen pour un court séjour dans cette petite ville noyée, en cette période, dans un brouillard tenace.

 

Quelques mois plus tard, le point de ralliement sera fixé à WERBOMONT. Plus exactement au Domicile Ami, gîte en bois et bordé, à son entrée, de deux sentinelles de la police montée canadienne. Très bel endroit qui vit la dernière visite des parents, supprimée par la suite, du fait des désagréments qu'elle causait à chaque fois.

 

Puis un jour, catastrophe... Les conquérants ne trouvèrent rien de mieux que de se pavaner à la barbe du garde forestier, des écorces fraîchement coupées à la ceinture. Ils pûrent, le lendemain, passer leur journée à badigeonner les troncs abîmés d'un produit réparateur sous les yeux furieux de Mr Ory.

Ces émotions passées, les patronnés prirent le chemin des sources de Chevron, but de la grande ballade. A l'aller, pas de pépins, mais au retour... La seule solution, après s'être complètement perdu, fut de suivre au travers des coupes feu, les fils à haute tension qui les ramenèrent droit au camp. Ce qui fut fait avec pas mal de difficultés.

 

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Au printemps 1972, les aînés se rendirent à MARSEILLE. Organisé par la fédération nationale des Patros, ce voyage avait pour but de célébrer en son pays, le bicentenaire de la naissance de J.J. L'Allemand, créateur du mouvement "l'Oeuvre" qui sera à l'origine des patros.

Cette concentration rassembla plus de 800 conquérants venus de toute la Belgique. Parmi ceux-ci, dix Salvatiens, qui de Notre-Dame de la Garde à la Canebière, du quai des Belges à l'escalade de la Sainte Baume, ne passeront jamais inaperçus

 

Le port de Marseille

 

1972, c'est aussi le premier camp à BERISMENIL, sur les hauteurs de La Roche. Avec sa grande pleine de jeu et son cadre champêtre, ce gîte ne pouvait voir se réaliser qu'un grand camp. Il sera mené de mains de maître par la petite équipe d'animation à laquelle se joignit Dany Paquay, nouveau venu, qui s'occupera des conquérants. Ceux-ci dormiront sous tente dans cette prairie qui fut, entre autre, le théâtre un après-midi, d'un match de football de légende entre les patronnés originaires de Saive et ceux de Bellaire.

Bérisménil sera également un des rares camps qui possédaient, à proximité, une piscine. Vous pensez bien que les gars ne manquèrent pas d'en profiter. A tel point que Christian Meulenberg, promu pour l'occasion, maître-nageur, dut plus d'une fois piquer une tête dans l'eau en catastrophe pour aller repêcher certains qui ne jouaient pas la comédie.

Mais la chose qui bouleversa tout le groupe, fut cette sournoise épidémie qui secoua la plupart des gars et dont l'origine est toujours inconnue. Quoi qu'il en soit, ce fait unique transforma le gîte en hôpital de campagne.

Tout s'arrangea bien finalement et cela n'était plus qu'un sujet de plaisanterie lors du feu de camp final.

 

C'est vers cette période que la Nationale des Patros lança un nouveau chant fédéral, qui devait en principe supprimer l'ancien.

Saive fut, sans trop savoir pourquoi, un des rares Patros qui adoptèrent ce chant qui n'aura pourtant guère de succès. ("Soi gai ce matin", qui est toujours le chant actuel).

 

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L'année 1973 fut beaucoup plus calme et malheureusement, la seule qui ne soit pas couronnée par le traditionnel camp.

En effet, depuis deux, trois ans, il devenait de plus en plus difficile de trouver des bénévoles pour s'occuper de la cuisine et cette année-là, le cruel manque de "cuistots" se soldera par l'impossibilité pure et simple de partir au camp. Vous devinez la déception qui s'en suivi...

 

Tout ne fut pourtant pas noir durant ces douze mois. Une autre cause de tourments, qui persistait depuis deux ans, commença à s'estomper par la formation d'une équipe d'auxis qui serait bientôt apte à prendre la relève.

 

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Cette relève débuta en 1974. Elle avait pour noms: Joseph Mossay, Didier Lambert, Christian Meulenberg, Nicolas Volders, Serge Quintart et Mathieu Dedée qui succédera à Mr Ory comme président.

Elle permettra la réalisation du camp 74, de nouveau à BERISMENIL, malgré la persistante pénurie de cuisinières.

Le camp se déroula sans problèmes jusqu'au dernier soir. Après un grand feu très réussi et le coucher des patronnés morts de fatigue, les grands se retrouvèrent comme d'habitude, autour des braises. Cela donna l'idée à Christian d'aller déterrer quelques plans de pommes de terre chez le voisin, en prenant soin de remettre ceux-ci libérés de leurs tubercules, proprement en place. Vous imaginez la tête du voisin, quelques jours plus tard, en voyant faner une partie de son champ.

 

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Premier camp de la nouvelle génération, (les auxis devenant seuls maîtres à bord, avec l'aide des frères Luc et Michel Ory), le village de FRANCORCHAMPS va voir renaître en 1975, la section conquérants et reprendre la tradition des hikes qui cette année les conduisit jusqu'au plateau des Fagnes dans une randonnée de plus de 60 kms.

Le camp se terminera par le bon vieux "Zorro" riche en rebondissements et par la veillée agitée qui le suivra, faute de pouvoir faire de feu du fait du mauvais temps.

 

Peu de temps après; c'est à l'aérodrome de Theux que se retrouveront les patronnés pour un baptême de l'air qui aurait pu être sans accrocs si Jean-pierre Lesuisse n'y avait eu un petit malaise en plein vol. Ceci rendit la fin de celui-ci très pénible pour les autres passagers "légèrement" incommodés par l'odeur ambiante qui s'en suivit.

 

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1976, année du camp de VELLEREUX. Ce petit hameau perdu en pleine nature ardennaise, fut le lieu d'un camp d'anthologie.

Qui ne se souvient pas de son curé, absolument irrésistible en rue comme en son église. De son taureau baptisé "grosses c...", du poulailler visité par quelques bipèdes légèrement ébréchés lors de la veillée finale, de la section conquérants qui pour l'occasion, campait sous tente et qui par son "courage" battit tous les records de sieste prolongée, de hikes écourté et d'escapades nocturnes.

Finalement, ces dix jours se terminèrent comme ils avaient commencé, dans cette ambiance de fête et d'amitié, par une veillée bien arrosée (au propre comme au figuré).

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Plus calme que le précédent, le camp de FAYHONVILLE 77 fut l'un des plus ensoleillé. Conséquence, la principale activité sera la baignade pratiquée dans les deux lacs avoisinants. (Robertville et Butgenbach)

Plus court également (sept jours). Mais clôturé par un grand feu entouré d'un nombreux public, durant lequel Georges Volders, animateur de fraîche date, se découvrit des dons de chef d'orchestre de veillée qui par la suite, feront merveille.

 

1977, c'est aussi l'année d'AMSTERDAM. Que dire de cette épopée organisée par les aînés. D'abord les chiffres: sept cyclistes entêtés (Georges, Luc, Michel, Jean-Pierre Lesuisse, Guy Leclercq, Roger Ménicken, Armand Grisard), qui durant dix jours vont traverser la Hollande de part en part, visitant Eindhoven, Utrecht, Amsterdam, Lahaye, Rotterdam, qui vont parcourir 765 Kms par tous les temps avec les moyens du bord et une volonté à toutes épreuves.

Ensuite, c'est une telle manne d'anecdotes, de souvenirs, de situations mémorables que le présent fascicule ne suffirait pas à conter.

Amsterdam, c'est surtout une formidable équipe qui a vécu une aventure inoubliable et qui depuis, ne s'est jamais complètement reformée.

 

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Baigné par l’Ambléve, dans une nature abondante, le village de NONCEVEUX ne présentait qu'un défaut, la concentration des touristes et de leurs sacrées caravanes. Il n'en fut pas moins notre endroit de camp en 1978.

Poursuivant le mouvement entamé l'année précédente, le patro avait retrouvé des sections bien fournies, ce qui empêchera cette fois-ci, les conquérants de loger sous tente.

L'activité la plus originale de ces dix jours sera, sans discussion, la pêche, pratiquée dans un étang prés du gîte par beaucoup de patronnés et pour certains, avec succès, tel Alain Guissard qui cette année-là, deviendra animateur de la section chevaliers.

Quant aux conquérants, après avoir testé les qualités d'experts en cartographie de leurs animateurs, ils se payeront un superbe parachutage (Jeu de nuit sans parachute pour les non initié).

 

Tous les garçons à Nonceveux

 

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L'année 1979 sera une année charnière dans la vie de notre mouvement.

Tout d'abord, au niveau de l'infrastructure à Saive, deux nouvelles fenêtres viendront améliorer l'éclairage du vieux local mais surtout ce qui va bouleverser les activités sera l'expropriation de notre verger, incomparable plaine de jeux qui bientôt fera place à ce que vous savez.

 

Changement au niveau de l'équipe d'animation aussi, parmi laquelle de nouveaux éléments déjà bien rôdés (Luc, Michel, Georges, Alain Guissart, Alain Ancion) prendront définitivement la place des plus âgés. Arrivée également de Jean Guissard nouveau responsable adulte dont le mouvement avait bien besoin et qui, par la même occasion, apportera avec lui une des plus dévouées cuisinières que le patro ait eu, Madame Guissart.

Tout ceci, avant de partir en avril, pour "Phantasialand" prés de Cologne. Cette grande excursion fera date dans les annales par le fait que les filles du patro "d'en face" les y accompagnaient. C'est donc environ 70 patronnés qui débarquèrent dans ce merveilleux parc d'attractions. Après une journée remplie de "huit aérien, de ciné 2000, de casa magnética, de "saloon" pour certains conquérants sûrement amoureux de western, tous reprirent la route de Saive prêts à raconter tout ce qu'ils avaient vécus.

Durant l'été, le rendez-vous annuel fut fixé à BIEVRE, près de Bouillon où pendant dix jours, les exploits ne manquèrent pas. Le plus fameux d'entre eux sera encore à l'actif des conquérants qui pendant le hikes, parcourront 88 Kms en deux jours (Le record tient toujours!).

 

Photo du groupe

 

Le 8 septembre, retour au Zoo d'Anvers. Cette visite a toujours eu le don d'émerveiller les plus petits comme les plus grands. A tel point, que ce fabuleux parc a failli faire l'acquisition d'un spécimen en voie de disparition en la personne de Georges qui, jaloux de la vie si confortable des singes, avait "volontairement" raté le car du retour.

Mais l'autre grand évènement de l'année 79 sera la "Salva-Fête". Ce rassemblement d'une quinzaine de Patros (400 participants) pour célébrer au travers d'une messe en plein air et d'un rallye pédestre, les 700 ans de la paroisse. Tout cela au départ de la caserne de Saive réveillée pour une fois par des chants d'enfants.

 

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Deux nouvelles premières pour entamer l'année 1980.

 

Le cross régional, organisé par notre patro pour la première fois. (Ce sera la dernière activité dans notre prairie").

 

Mais surtout, le grand moment attendu depuis longtemps, le premier camp à l'étranger à AUSSOIS, 1500 mètres d'altitude, aux portes du parc de la Vanoise (Savoie). Camp inoubliable par son dépaysement, ses activités nouvelles, son cadre magnifique ou chaque section, à sa manière passera quinze jours de rêve.

Ceux qui ont eu la chance d'y aller se souviennent encore certainement du "mongolite"(Monolythe de Sardière), de la "dent arrachée"(Dent Parachée, 3684m.) et des refuges de montagne avec ou sans marmottes. De nos charmantes "cuistots", Annick Ceurvels et Lili Counen particulièrement douées pour faire les gâteaux et de ce grand feu de camp si durement assemblé sous un ciel de plomb, qui mit fin cette aventure.

Après avoir escaladé les cols de la Savoie, les patronnés vont descendre sous terre cette fois-ci en visitant en septembre les grottes de Han. A la fin de cette journée, les animateurs auraient pu recevoir la médaille de «la surveillance sans faillir» si J-Ph Pereaux ne s'était pas perdu à Rochefort où le patro avait fait halte en revenant.

Mais parlons un peu du sport-roi en Belgique car il ne faut pas oublier la participation de notre mouvement au tournoi de football organisé par la Régionale des Patras de Liège à Wihogne peu de temps plus tard. Notre vaillante équipe, après avoir été battue par Glons, y prendra sa revanche en écrasant le patro de Robermont.

 

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En mal de grand air et de liberté, les conquérants, au début de l'année 1981, se retrouvèrent à Wathermal près de Gouvy. Ils y passeront une semaine de détente durant les congés de Pâques.

Ils remettront d'ailleurs cela un an plus tard, à Petit Thier cette fois.

 

Quand au camp 81, il se déroula pour la troisième fois à BERISMENIL. Malheureusement, le beau temps ne fut pas toujours de la partie. Cela n'empêchera pas les plus âgés de dormir sous tente et de réaliser le premier vrai camp à vélo. Ce qui leur permit, durant le hike, d'aller jusqu'au Luxembourg et de s'y payer un geuleton en lieu et place de l'opération survie initialement prévue.

 

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Quoi de plus naturel pour le camp de GOUVY en 1982 de choisir pour thème les chemins de fer en cette gare : frontière à deux pas du Luxembourg. L'idée de voyage s'imposait et les chevaliers, animés entre autre par un boute-en-train d'Aussois, Fabien Denis, ne se feront pas prier pour imiter leurs aînés et partir eux aussi en hike durant deux jours:

 

Pendant ce camp, un mystère plana sur la section "conquérants" qui fut victime d'une épidémie de diarrhée. Il se fait que quelques jours plus tôt, Annick, notre "cuistot", avait découvert un lézard dans son lit. Il va s'en dire que tout rapport entre ces deux faits ne serait que pure coïncidence.

Autre innovation en projet depuis quelques années et qui se réalise en 1982 sous la direction de Luc: la section"grands". Elle regroupera les garçons de plus de 16 ans. Ils seront au nombre de quatre pendant ce camp, apportant une autre dimension au groupe en secondant de temps en temps l'équipe d'animation en dehors de leurs propres activités. La plus remarquée de celles-ci fut le journal parlé gestuel présenté lors du feu de camp par notamment Thierry Walthéry et Joël Bertholomé qui deviendront l'année suivante animateurs chevaliers.

Un mois plus tard, le patro mit sur pied une Fancy-Fair avec l'aide, entre autre de Vie Féminine, les Jeunes de Saive, la Fabrique d'église et le patro des filles ainsi que de nombreux parents. Elle permettra de préparer financièrement les activités futures.

 

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Trois ans après Aussois, le patro reprend, en 1983, la route du midi pour s'arrêter au pied du Vercors, à ROISSARD, un minuscule ha­meau perdu à flanc de colline avec plein ouest, les sommets du parc régional et à l'est, dans la vallée, un grand lac artificiel.

Durant quinze jours, les patronnés s'en donneront à coeur joie. Trois journées de montagne pour les conquérants (avec en prime, l'ascension du Grand Veymont, 2341m.), deux pour les chevaliers autour du fameux Mont Aiguille. N'oublions pas les benjas, où deux nouveaux, Serge Ceurvels et Benoit Thiry faisaient leurs débuts dans l'équipe d'animation aux côtés de Pierre Langlois, déjà un vieux de la vieille et qui, eux aussi, eurent droit à une ballade en montagne.

 

Groupe à Roissard

 

Puis ce sera le repos, le long du lac, sous une chaleur de saison qui aura pour conséquence de réduire fortement la hauteur du feu final.

Mais la toute grande nouveauté de ce camp résidera incontestablement dans de drôles de petits jeux qui font "bip-bip" et que l'on actionne du bout des doigts. Que voulez-vous, l'électronique envahit tout alors pourquoi pas le patro ?

 

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La fin de ce merveilleux camp concordait avec le départ de la majorité des animateurs. C'est donc avec une toute nouvelle équipe que notre vaillant mouvement transportera ses pénates, en 1984, à WAVREUMONT, nid d'aigle perché sur la colline qui sépare Stavelot de Malmédy.

Ce camp que l'on pourrait appeler" joies et malheurs du camping" apprit aux aînés pourtant prévenus par les "grenouilles" de service, Hugues Scherber et Jean-Yves Simon, qu'il ne fallait jamais se fier aux prédictions de notre Mr Météo national. C'est donc ainsi que de courageux campeurs devinrent d'encombrants locataires pour les deux autres sections.

Malgré  tout, c'est sous le soleil et avec un bon goût de myrtilles que se termina ce camp qui rappelons-le, était le premier en tant qu'animateur pour Hugues, Jean-Yves, Jean-François Servais, Jean-Marc Guissard au côté du "vieux" Serge et des "retraités" Luc et Alain, venu prêter main forte.

Reprenant en 84 la tradition des excursions à la rentrée de la nouvelle année patro, la destination fut cette fois-ci Bobbejaanland, parc d'attractions situé dans la région d'Anvers. Malgré la compagnie de notre sacrée "drache nationale", tous sont revenus heureux de ce magnifique paradis du jeu et de la distraction.

 

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Et nous voici enfin arrivé en 1985, année anniversaire qui va pourtant débuter comme les précédentes, par la fête d'unité.

Reprenant depuis quelques années l'idée des "séances" d'antan, ces fêtes d'unité communes aux deux Patros permettent à chaque gars de "brûler les planches" sous les yeux amusés des parents.

Souvenez-vous de Monsieur "Popol Rassenfosse", de" l'apérobico Walthéry", du "chirurgien syndiqué" ou de "Charly le Rocker" en n'oubliant pas les sketches des benjas. De bons moments assurément.

Afin de poursuivre dans la bonne vieille tradition, durant l'été, les patronnés se sont donnés rendez-vous pour le camp annuel.

Cette fois-ci à SOMMETHONNE, à l’extrême sud du pays, juste à côté des vignobles de Torgny. Rendez-vous pluvieux mais qui n'empêcha pas les sections de partir pour leurs randonnées habituelles. Les benjas , encadrés par deux nouveaux, (Christian Counen et Jean-Yves Valentinetti) iront visiter le "trou des fées", les chevaliers la ville fortifiée de Montmédy et les conquérants, le village d'Etalle, au cours de leurs hikes respectifs. Ce camp, en fait, sera une grande découverte tant le dépaysement est complet dans cette"petite Provence" qui n'a de belge que la pluie.

Le groupe

 

Enfin. Ces 10 jours auront été également l’occasion de remercier Monsieur l’Abbé Renier, qui fut notre aumônier pendant ces quinze dernières années.

Ainsi la boucle est bouclée.

Une dernière impression cependant avant de terminer ce récit. Comment a-t-on pu faire tant de choses avec des moyens souvent à ces points limités?

A la réflexion, toutes ces "choses" ne se sont réalisée que grâce à la collaboration et au dévouement d'une petite cinquantaine d'animateurs et à peine moins de bénévoles (dont les cuisinières qui ne seront jamais assez remerciées) qui se sont relayés durant ces 25 ans pour faire partager à des centaines d'enfants les joies, les plaisirs mais également les contraintes de la vie de groupe qui fut celle de notre mouvement. 

Juste un détail pour conclure: il n' y a pas de miracle; si le mouvement veut poursuivre sa route, il a besoin, plus que jamais, de gens disponibles, prêts à consacrer une part importante de leurs loisirs à l'animation d'enfants qui n'attendent qu'eux pour repartir vers de nouvelles aventures sans frontières.

 

A dans 25 ans, peut-être!

 

 

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Conclusion par Monsieur l’Abbé Renier (Aumônier du Patro de 1970 à 1985 - V….)

 

En conclusion, .de cette anthologie aussi variée que fleurie, formons le voeu de voir se poursuivre une oeuvre qui pendant 25 ans a vu défiler tant de bonnes volontés.

 

Que d'adultes de 25 ans et plus pourraient reconnaître tout ce que le patro leur a apporté alors qu'ils donnaient le meilleur d'eux-mêmes au service des plus jeunes. Donnant-donnant.

 

Que faut-il le plus admirer? Le dynamisme contagieux de certains ou la persévérance patiente d'autres? L'optimisme encourageant des uns que les difficultés n'arrêtaient pas ou l'obstination des autres qui voulaient lutter malgré tout, et pour aboutir quand même?

 

Car, au cours de ces 25 années, que de problèmes! Que de déceptions! Que d'absences d'encouragements!

 

Si la communauté paroissiale de Saive veut être sincère, elle reconnaîtra les mérites des dirigeants de toutes les époques et alors, Elle fera souffler sur le patro un vent d'encouragement, de soutien, de confiance et d'optimisme dont le mouvement a tant besoin.

 

Notre patro qui se veut ouvert à tous a aussi besoin de tous, petits et grands, jeunes ou moins jeunes.

 

Que cet anniversaire joyeusement vécu soit une occasion parmi d'autres de mettre en valeur le sérieux du mouvement et qu'il soit un puissant tremplin pour voler vers des cimes.

 

Abbé Renier aumônier du patro

 

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Informations concernant la rédaction de ce document

 

Rédacteur du texte : Mr Denis

 

Dactylographie : Mr  Leboulle

 

Photographies : Mme Belboom